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Valeur conflictuelle du patrimoine 2008-2010

Alors que la politique des musées tend plutôt à aplanir les tensions des sociétés daujourdhui, la session 2007 des Entretiens de Peyresq avait ouvert une réflexion pionnière sur la dimension conflictuelle du patrimoine, générant des débats de fond qui imposaient dapprofondir la thématique. Sous forme dune journée détudes sur le terrain (Marseille, 3 avril 2008), les deux conservateurs du patrimoine à linitiative de ce séminaire, Christine Breton (programme européen du patrimoine intégré de la Ville de Marseille) et Mireille Jacotin (Musée des civilisations de lEurope et de la Méditerranée, Marseille) ont donc proposé un chapitre 2 visant à mettre plus particulièrement au jour la valeur (économique et symbolique) conflictuelle du patrimoine. Sur le site choisi pour cette application concrète - le vallon des Carmes aux Aygalades -, les conflits culturels, mémoriels et patrimoniaux furent inventoriés au cours dune marche avec les habitants avant de faire lobjet de débats plus complexes conduits par Altan Gokalp (anthropologue, directeur de recherche au CNRS) et Gabi Dolff-Bonekämper (historienne de lart, professeur à lInstitut de planification urbaine et régionale de luniversité technique de Berlin et experte auprès du Conseil de lEurope). Autour des notions daltérité et de mémoire partagée, de ville interculturelle, de durabilité et de valeur conflictuelle du patrimoine, le 3 avril 2008 expérimentait ainsi un processus qui devrait poser un jalon dans le nouveau musée démocratique européen dont il reste à inventer les formes.

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TAILLE DU FICHIER 7.18 MB
ISBN 9782849752067
AUTEUR Jean Belvisi
FICHIER Valeur conflictuelle du patrimoine 2008-2010.pdf
DATE 08/06/2020

La place des habitants dans la patrimonialisation ... 1 Patrimoine alternatif donnant de la valeur à ce qui en a peu dans la société, La place des habitants dans la patrimonialisation conflictuelle du logement s EchoGéo, 33 | 2015 1 « diversification des objets de mobilisation » et « un déplacement vers les questions environnementales, d’espace public et d’art dans la ville » (Douay, 2012), mais aussi de la crise urbaine et